La mémoire tatouée : lecture des textes dramatiques de Kacem MATROUD

      Ahmed BELKHIRI, chercheur en dramaturgie. Maroc

Traduction :    Hassane BELGRA, chercheur. Maroc  

 

Les approches et les analyses qui prennent le texte dramatique comme objet différent suivant les outils opératoires adoptés. Il est certain qu’il n’existe pas un seul outil mais plusieurs ; ces outils crées, du fait qu’ils reposent sur des analyses internes, constituent des clés d’accès au textes dramatiques et de déconstruction du puzzle de la structure dramatique ; c’est un puzzle dans la mesure où le langage dramatique ne repose pas uniquement sur le dialogue dramatique, le silence renfermerait aussi une dimension sémantique, sans oublier le rôle des indications scéniques qu’on ne pourrait négliger dans l’analyse.

Il est évident que les conceptions théoriques et les matériaux opératoires auxquels le texte dramatique est soumis ne sont pas unifiés, elles sont issues des recherches théâtrales et dramatiques ou d’autres sciences. Il n’est que de voir les nombreux concepts, utilisés dans l’analyse dramaturgique et celle du drame et du  théâtre, qui proviennent de ces sciences. Cela constitue en réalité une source d’enrichissement menant à la multiplicité des lectures et des approches, surtout si ces conceptions étaient maîtrisées quant à leurs formulations théoriques manifestes ou sous-jacentes et si ces outils étaient précis, cela sans nier la possibilité d’interférence entre ces conceptions et les différentes approches du seul texte dramatique ou de la seule représentation théâtrale et sans que l’une des conceptions ou l’une des approches annule l’autre.

Partant de ces postulats théoriques, je présenterai une lecture globale des textes dramatiques contenus dans l’ouvrage «  les bulldozers ignorent la tristesse » de Kacem MATROUD, ce livre renferme un  sous-titre  « pièces de théâtre » définissant le genre de textes qu’il contient, c’est-à-dire des textes dramatiques. Cette lecture est décrite comme étant globale dans la mesure où je ne  m’attacherai pas à analyser chaque texte à part, j’en ferai plutôt une analyse globale, voire globalisante. Une bonne méthodologie présuppose l’analyse isolée de chaque texte dramatique, avec la possibilité d’effectuer une comparaison entre ces textes dramatiques au niveau de chaque structure et chaque discours dramatique. Il est évident que même si  chaque texte dramatique a son discours dramatique, je procéderai à une telle lecture globale étant donné que ces genres de textes renferment des caractéristiques communes au niveau des personnages et du thème plus précisément.

Et avant de commencer l’analyse interne, il est important de souligner que le dramaturge en général est influencé par l’environnement général qu’il maîtrise de manière raisonnée, son action sur lui dépasse la création dramatique pour affecter aussi la vie. L’action dramatique se construit à l’aide d’outils dramatiques, cette expression dramatique est rendue possible grâce à la position du dramaturge, de son point de vue et de son intentionnalité.

Parmi les outils dont dispose le dramaturge pour constituer son univers  et son imaginaire dramatique,il y a le personnage dramatique. Ce dernier, ainsi que la pièce de théâtre sont dans un cercle d’action fondé sur le conflit, celui-ci étant considéré comme un pilier fondamental de la dramaturgie et du théâtre. En effet, « la présence du théâtre présuppose des parties parlantes en état de conflit, et de déséquilibre. Parallèlement, il existe un micro-univers  social de personnages n’ayant pas trouvé d’autre moyen efficace de s’exprimer que cette forme conflictuelle »qui est la forme dramatique.

Je ne voudrais pas traiter du concept du personnage dramatique et du personnage théâtral d’un point de vue théorique,j avais déjà analysé ce point dans mon ouvrage «  Essais sur le théâtre »( 3), je voudrais cependant attirer l’attention sur le déséquilibre déjà signalé, L’état de conflit ainsi que les parties parlantes, c’est-à-dire les personnages dramatiques constituent les éléments principaux sur lesquels j’insisterai dans mon analyse des textes dramatiques déjà cités.

Il y a deux catégories de personnages dans ces textes dramatiques. La première est constituée de personnages ayant un rapport intime, représentés par la mère, l’époux, l’épouse, le fils, le frère et la fille. Les textes » dramatiques présentent ce type de personnages dans un état de désespoir et de déception et comme réduit à l’impuissance et blessé dans son psychisme.

Quant à l’autre catégorie de personnages, elle est généralement gélatineuse et non déclarée explicitement d’une part, mais elle est d’autre part autoritaire relativement à sa position dans le conflit dramatique, et déclarée selon sa fonction professionnelle (officier d’instruction. Cette deuxième catégorie constitue la seconde partie dans l’équation du conflit dramatique déséquilibré. Un signe linguistique, déduit des actes langagiers et dramatiques, désigne cette catégorie. C’est le signe « leurs» contenu dans cette expression : « je ne me rappelle rien, sinon l’interférence des voix d’hommes, le soleil s’en est allé (pour un instant) de leurs cœurs, ils m’ont donné des coups de pieds après m’avoir tiré de mon lit » ensuite,  « eux »dans « eux ,ils ont fermé la porte de ma chambre après avoir éparpillé mes objets, ils m’ont ensuite mis dans un  grand coffre où se  dispersait ma vie » ; outre ces pronoms, il y a « l’homme » dont les traits ne sont pas précisés, mais il est présenté selon son état de « receveur de trains », il présentait les canettes aux époux , la présentation de ces canettes caractérise le texte dramatique du début jusqu’à la fin. Et il est remarqué que cet homme ne parle pas, mais il effectue quelques actes comme la transcription sur un petit cahier, des gestes et des actes à multiples significations proviennent de lui, ils signifieraient un quelconque ordre provenant de lui à l’adresse de l’époux ou de l’épouse, ou une invitation au silence…

Cet homme, dont les traits et l’identité ne sont pas précisés, a affiché un sourire à la fin du texte dramatique ; ce sourire avait coïncidé avec la répétition  des slogans suivants par l’époux et l’épouse : « ils répétaient les dernières phrases sans que nous les comprenions…la guerre est pour les hommes ; nos sangs, prix de l’holocauste nous les jetterons dans la mer ; mort aux ennemis !même si cela nous coûterait la dernière goûte de sang. L’homme sourit après avoir posé tous les canettes ; il sort » ; mais le paradoxe est que si ce dernier souriait lors de la répétition de ces slogans, l’épouse et l’époux « regardaient le public, les larmes aux yeux mais sans pleurs ».La répétition de slogans optimistes conjointement aux larmes et aux pleurs est chose contradictoire qui pourrait signifier que cette répétition était à contrecoeur. A partir de cette interprétation, nous comprenons l’allusion contenue dans les indications scéniques : « ils répétaient les dernières phrases sans que nous comprenions son sens ».Il est aussi fait allusion à un personnage qui rentre dans le cadre  de la deuxième catégorie à qualité déterminée. C’est l’agent d’enquête dont les actes montrent la pratique de l’autorité fondée sur la violence et la répression vis-à-vis de la première catégorie sans considération aucune de la dignité de l’homme. Ces actes sont : le fait de gifler, de cracher, d’éteindre les cigarettes sur le corps ( 4).Il y a aussi les tueurs ;comme disait le vieillard dans Les bulldozers ignorent la tristesse: « Je n’excelle pas dans les pleurs car le plomb a séché mes rivières, je n’excelle pas dans le chant, les tueurs avaient volé mes compositions ».Ainsi,  nombre de ces personnalités et eu égard au  despotisme de la deuxième catégorie s’est rabattue sur la religion comme refuge et consolation ou sur les cannettes de vin présentées par « l’homme ».Parmi les manifestations du despotisme de la deuxième  catégorie de personnages vis-à-vis  de la première catégorie,il y a l’amputation de la jambe et de la main, le remplacement de la jambe par la canne, la folie, la mémoire fêlée, l’extinction du clair de  lune, l’éclair de la beauté, la mort dans une guerre anonyme, l’engagement militaire, le tombeau, l’évaporation des rêves des enfants et des élèves puisque l’engagement militaire, le vol des rêves (le fait de ne pas construire la terrasse de la maison) remplacent la réalisation des rêves. Dans ces textes dramatiques, les termes et les signes à caractère militaire sont très présents : il y a  la carabine, la couleur kaki, le plomb,le costume militaire,la tenue militaire,  le camp d’entraînement, les chaussures (البسطال), la guerre décrite comme étant anonyme ; elle est anonyme pour ceux qui la font sur le champ de bataille ; tel n’est pas le cas pour ceux qui la programment et bien évidemment il y a un grand écart social entre les exécutants sur le champ de bataille et les programmateurs, ceci sans oublier que la guerre pour ces derniers est loin d’être anonyme. C’est un moyen de rester dans les postes de responsabilité et de donner des ordres ; ce sont par conséquent les bénéficiaires de cette guerre ; quant à la première catégorie, elle représente à la fois l’exécutante et la victime. 

Cette guerre a engendré chez la première catégorie de personnage énormément de  formes négatives qui ont laissé des traces tangibles aussi bien sur le corps que sur  l’âme. Parmi ces formes, il y a :

1.                  Les déformations corporelles : il y a des allusions aux membres humains amputés. Pire,  lorsque l’époux et l’épouse sont partis à la tombe de leur fils et ont évoqué son esprit, puis la mère lui a adressé directement la parole en utilisant le pronom d’interlocuteur « toi » comme si il est en face d’elle ; c’est un discours  de mère vivante adressé à l’âme d’un fils tué dans une guerre dont il ne saisit pas la véritable finalité ; sans oublier qu’il a été contraint de participer à cette guerre au détriment de son avenir. La mère disait : « Où es-tu parti Ô mon fils ! J’aurais voulu entendre ta voix, que tu m’accueilles avec la même ferveur qui m’anime ! (à l’époux) : où rôde son noble âme maintenant ? « l’époux : Il rend visite à ses compagnons qui avaient partagé la vie avec lui ; l’un d’eux est décédé une année après sa mort mais il est resté sur la terre jusqu’à ce que son corps se fendit (un instant) : Pendant des mois,ils rassemblaient ce qui restait des os et cherchaient les membres perdus car son cœur est dans le ventre d’un vautour ; ses yeux, le corbeau les a engloutis ;ses membres, les chiens se la partagent ; ce qui restait était le lot des vers de la terre ».

2.Les troubles de mémoire : l’incapacité à se remémorer le passé et à distinguer le licite et l’illicite.

3.Les cauchemars, le désespoir et le pessimisme. Ce pessimisme a atteint son paroxysme vu le dégoût même pour l’accouchement, voire pour la vie et le désir de la mort. A cours d’un dialogue virtuel entre un fils perdu dans une bataille et un père blessé, celui-ci dit : « Pourquoi me pousses-tu à avouer les secrets pour connaître le battement des plaies du moment que j’avais décidé que ma nuit ne succède pas  au jour. Si je savais que tu étais le destin, j’aurais accroché mon enfance sur le pylône et maudi l’heure d’accouchement qui m’avait jeté au seuil de la tombe ». il s’ensuit que dans ce monde fondé sur la peur, l’intimidation, l’obligation de saluer et l’engagement militaire, l’accouchement ne signifie plus la vie ; devant l’intensité et la profondeur des souffrances psychiques, l’accouchement devient synonyme de tristesse, de souffrance et de désir de mourir.

4.Une crise psychologique profonde. A titre d’exemple, l’épouse se souvient de son enfant perdu  dans la bataille en ces termes : « Mais il a dormi et m’a laissée seule sur le  champ de la guerre, absorbant le froid et les supplications étaient auréolée de la mort de mon fils, cette lumière qui a disparu ». C’est une guerre psychologique interne, le sentiment de solitude en est la manifestation malgré la présence au milieu de la foule. On peut avancer comme preuve ce que dit l’épouse dans « élégie de la mort » : « Ô (un instant) pour la première fois, je ressens de la solitude et l’isolement malgré la foule immense autour de moi qui me soulagent. Cette crise psychologique s’accentue à cause du silence qui s’intercale dans un nombre considérable de ses discours, la fonction de ce silence  parlant étant l’allusion à la profondeur de cette crise et des blessures psychologiques.

Dans l’ambiance de la destruction et de la guerre non sainte et anonyme pour les personnages de la première catégorie, le henné devient sang et la mariée déchire son vêtement après une longue attente sans espoir de retour et le change par le vêtement du chagrin. Le thème de l’attente est très présent dans ces textes ; mais c’est l’attente de celui qui n’est pas venu et ne viendra jamais, car celui qu’on attendait se trouve dans l’autre monde en raison de la guerre dont les dégâts humains et matériels sont subis par les gens modestes et démunis, autrement dit par la première catégorie de personnages.

 Les médias officiels ne disposent, dans ce climat de tristesse et de désespoir, d’aucune crédibilité. Dans le texte « buvons donc », le désespoir a atteint son paroxysme avec le mari qui dit : «  je pisserai sur la télévision », il n’aurait pas s’exprimer ainsi s’il n’était pas convaincu du paradoxe flagrant existant entre le contenu médiatique officiel et la réalité.

La classification des personnages s’est faite selon leur position dans le conflit et sa nature ; cependant, il est des personnages rappelés par la mémoire, comme celui du cheikh de la mosquée. Ce vocable confère à ce personnage une dimension religieuse et le contraint à incarner les valeurs religieuses et islamiques et la noblesse de caractères, ce qui n’est pas le cas étant donné le lexique employé par l’épouse dans « l’élégie de l’aube » qui dit : « J’ai beaucoup souffert à cause d’eux,le cheikh de la mosquée m’a demandé une grosse somme pour chaque verset lu implorant pour toi la récompense et la miséricorde ; et bien évidemment la paie double au cas où il reprendrait la lecture du verset ; parfois, il ne termine pas la lecture mais la paie reste la même ou il me donne congé et me renvoie à la maison prétextant  qu’il terminerait le reste dans la mosquée ».le pronom « eux » contenu ici réfère aux personnages de la deuxième catégorie. Ce pronom englobe aussi le cheikh de la mosquée, même si le rôle de ce dernier est sans rapport avec la pratique du pouvoir répressif, il consiste plutôt en le chantage et l’exploitation matérielle de la religion islamique,sans considération de l’état psychique et de la situation matérielle complexe ( l’épouse a vendu le mobilier de la maison) ; de ce fait, il n’existe pas une seule forme d’exploitation mais plusieurs ; il et à préciser que les notions de « la mosquée » et « le cheikh » requiert une signification importante relativement à la nature de composition du référent général auquel ils se rattachent ici.

Du point de vue de la structure temporelle, il y a interférence entre le présent et l’avenir dans nombre d’énoncés du texte dramatique, objet d’analyse, interférence où le rôle de la mémoire est prégnant ; voici un exemple : « l’époux :…..et avant minuit, elle m’a demandé de m’asseoir à côté de toi, elle s’est mise à me questionner :

(Ils jouent la scène)

L’époux : ton fils est-il revenu,

L’épouse: il est sorti avec ses amis et il n’est pas encore revenu.

L’époux : je l’attendrai (il revient à sa position antérieure).

Imagine que je l’attends encore

L’épouse : (elle revient à sa position antérieure) Je me rappelle ce que tu m’as demandé pendant ce temps.

Dans ce dialogue par exemple, il y a le temps dans lequel s’est déroulé le dialogue, temps qu’on imagine sur le plan dramatique comme étant « maintenant », mais le temps des événements se rapporte au passé (elle m’a demandé, elle s’est mise à me questionner), la scène représentée « maintenant » a eu lieu dans le passé ; et les deux expressions (il revient à sa position antérieure) et (elle revient à sa position antérieure) séparent deux temps. Néanmoins, on remarque qu’il y a dominance des verbes aux formes du passé ou ayant une valeur temporelle du passé malgré sa construction grammaticale du futur ; c’est un futur relativement au passé et non au présent ; ceci s’explique par le fait que les protagonistes, représentés par la première catégorie, sont portés vers le passé et ils sont dans l’expectative ou sur le point de se rappeler l’ambiance du passé comme l’enfance et la scolarisation et les rêves avortés.

En plus de ce qui précède, il y a un langage poétique qui s’intercale dans le dialogue dramatique, sans oublier le fait de faire parler les morts (5), ce qui n’arrive que dans l’imaginaire, ici l’imaginaire dramatique. Par ailleurs, il y a aussi les didascalies qui contribuent à la clarification de l’état et de la position. Ce qui montre que l’écrivain, au moment où il rédigeait ces textes dramatiques, il tenait compte de la scène. Ces  indications artistiques et techniques enrichissent le langage dramatique et aident à repérer le message dramatique. Le choix des termes atteste de la culture et l’expérience théâtrale dont dispose l’écrivain.

La fin de « les bulldozers ignorent la tristesse » était ouvert ; sa conclusion était : « l’histoire ne s’est pas encore terminée car la caravane ne s’est pas arrêtée ».C’est allusion frappante exprimée sous une forme dramatique ouverte ; c’est un procédé artistique qui acquiert une signification intellectuelle prouvant que le malheur existait encore au temps de l’écriture de ce texte. Le texte dramatique « l’âme a d’autres fenêtres » a été publié en 1997 et il a été présenté dans la même année au théâtre Errachid ; « L’élégie de l’aube », a été publié en 1998 ; par la suite, l’auteur a quitté l’Iraq ; quant à « les bulldozers ignorent la tristesse », il a été écrit en 2000/2001 ; par conséquent, l’écriture dramatique était avant la journée du 9 avril de 2003 ;le temps de l’écriture de ces textes a sa signification apparente liée au référent, c’est-à-dire au contexte général, relativement à la perspective intellectuelle générale qui sous-tend ces textes dramatiques ; c’est une perspective qui a dépassé la forme et l’apparent pour toucher le profond et le caché ;c’est pourquoi elle s’est ralliée à l’homme, à ses valeurs et ses impressions ; autrement dit, elle s’est ralliée à la vérité humaine et non à l’intérêt personnel. Devant la force et la violence du contexte général, il ne reste plus devant l’auteur d’une telle perspective que l’émigration forcée en quête de liberté et de valeurs humaines perdues.

Il a été fait précédemment allusion à la présence frappante de la mémoire et du rappel dans ces textes dramatiques ; et eu égard au poids des événements qu’emmagasine cette mémoire et au danger de ses répercussions psychologiques sur la première catégorie des personnages en particulier, ces événements y sont devenus gravés dans cette mémoire, à tel point qu’ils l’ont marquée elle-même ; par conséquent, il est possible de dire qu’elle est une mémoire tatouée.

(1)         Abdelkebir KATTIBI a écrit une autobiographie intitulée « la mémoire tatouée », L’institut Arabe des Etudes et de l’Edition. Beyrouth. Liban.1984. Première édition. Traduction du français : Boutros AL HALLAK.

(2)   Ahmed BELKHIRI, Dictionnaire du théâtre (en arabe), imprimerie Ennajah Al jadida. Casablanca. Maroc. Deuxième édition.2006.

(3)   Ahmed BELKHIRI, Etudes sur le théâtre, Imprimerie Fedala. Mohammedia. Maroc. Première édition. 2001.

(4)         Les bulldozers ignorent la tristesse, p.87.

(5)         L’élégie de l’aube, p.73.